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[ olivier ]
     

Quoi de plus utile qu'internet pour partager des connaissances...

PARTAGER

Étrange mot que PARTAGER !

D'un côté, il y a la notion de SÉPARATION, de DIVISION, et de l'autre la volonté de DONNER, de DISTRIBUER, sans rien perdre en échange. Deux notions à priori contradictoires. Partager, c'est aussi découvrir qu'on peut avoir quelque chose en commun avec quelqu'un d'autre.

Il arrive finalement un moment où, à force de puiser dans ce formidable trésor de données que représente "internet", il arrive un moment où l'on a envie de participer, de PARTAGER un peu de ce que l'on a créé. Cela peut être utile ou futile, parfois les deux, et parfois, ni l'un ni l'autre. Inutile ! C'est la grande question que se posent toutes les personnes chargées de conserver des archives.

Faut-il tout garder, tout archiver, tout conserver, tout transmettre aux générations futures ? A première vue, non ! Et pourtant ! Ce qui présente un intérêt à un moment donné peut n'en présenter aucun quelques années plus tard. Et inversement.

Et dire que souvent, on ne peut rien garder ! Tout doit disparaître. Il faut faire place nette pour le présent. C'est parfois la nature elle-même qui se charge de tout emporter !

Pour nos archives écrites, photographiques, audio et vidéo, s'ajoute un autre problème : celui de la dégradation des supports sur les quels reposent toutes ces données. La longévité de ces supports va en décroissant. Les tablettes cunéiformes ont traversé des millénaires. Nos disques compacts (CD, DVD, etc...) traverseront... quelques années (une, deux décennies ?). Et rien ne dit que dans vingt ans nous ayons encore l'outil pour lire ces supports ! Les responsables d'archives ont de quoi faire des cauchemars. Ils n'ont pas eu le temps de sauver tout ce qui se trouvait graver sur vinyles, films et bandes magnétiques que déjà ils doivent se préoccuper des supports de la dernière génération. Un vrai casse-tête.

La solution : il faut tout graver dans la pierre. Sans rire !

Et internet ? C'est pire, cent fois pire ! Jusqu'ici, on parlait de concret, mais internet, c'est quoi : du virtuel, du vent, des électrons, des moments magnétiques. Rien ! Zéro, un, zéro, zéro, un, zéro, zéro et encore zéro. Moins que rien.

Et pourtant. Serait-il possible que ce moins que rien résiste plus et mieux que nos supports solides actuels ? Il faut avouer qu'il n'a jamais été si facile de recopier et déplacer aussi vite de telles quantités de données. Ces informations qui se déplacent de serveurs en serveurs, de disques durs en disques durs, de mémoires volatiles en mémoires volatiles, me font penser à ses traditions orales qui se transmettaient (et se transmettent encore dans certaines populations) de génération en génération avant l'invention de l'écriture. Sommes-nous retourné à cette époque ? J'ai le fol espoir que nous sommes plutôt à la veille de l'invention d'une nouvelle forme d'écriture qui fixerait pour l'éternité toutes ces connaissances pour les générations futures...

Quelque chose comme un cristal de roche dont les empilements d'atomes seraient la mémoire éternelle de toutes ces traditions, de toutes ces connaissances... Une sorte de pierre gravée microscopique.

Mais j'y songe ! Ça existe déjà ! Et en mille fois mieux ! Un livre vivant qui se reproduit tout seul, encore et encore... Et c'est un livre que nous ne savons pas encore lire, ou si peu : je crois bien que nous l'appelons ADN...

Et bien, en attendant de fixer tout ces trucs que j'ai à partager sur des brins d'ADN, je pourrais peut-être me contenter du net ?



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